Dans notre premier article, nous expliquions pourquoi la responsabilité est directement liée à notre manière d’exercer nos métiers. Mais entre une conviction et sa traduction sur le terrain, il reste une étape essentielle : la méthode.
Comment s’assurer qu’un engagement ne reste pas une bonne intention ? Comment savoir si une action fonctionne réellement ? Et comment continuer à progresser lorsque les métiers, les équipes et les contraintes évoluent ?
Chez Prodster, ces questions ont conduit à structurer progressivement notre démarche autour d’un système de management responsable.
Donner un cadre à nos engagements
Structurer une démarche responsable ne signifie pas ajouter des procédures à chaque étape de notre travail.
L’objectif est au contraire de disposer d’un cadre suffisamment clair pour savoir où nous voulons aller, pourquoi nous engageons certaines actions, qui en assure le suivi et comment nous évaluons leurs résultats.
Cette organisation commence par l’identification des enjeux directement liés à notre activité : conditions de travail, gestion et maintenance du matériel, organisation des transports, consommation de ressources, choix des fournisseurs, relations avec nos clients et partenaires ou encore adaptation de nos méthodes de production.
Ces sujets ne sont pas indépendants les uns des autres. Ils font partie d’un même fonctionnement et doivent donc être regardés à l'échelle globale de l'entreprise.
C'est cette vision d'ensemble qui permet ensuite de définir des priorités et de concentrer nos efforts là où ils peuvent avoir un réel impact.
Passer des enjeux aux actions
Une fois les priorités identifiées, elles doivent devenir concrètes.
Chez Prodster, notre démarche se traduit donc par des objectifs suivis dans le temps et associés à des actions précises.
Cela peut concerner aussi bien l'amélioration du suivi et de la maintenance de notre parc matériel que l'organisation des transports, le développement d'achats plus responsables, la réduction de certaines consommations, la gestion de la fin de vie des équipements ou encore la sensibilisation des équipes.
Le principe reste toujours le même : partir d'une réalité opérationnelle et chercher une amélioration applicable à nos métiers.
Toutes les actions ne produisent pas nécessairement les résultats attendus du premier coup. Certaines doivent être adaptées, prolongées ou parfois abandonnées au profit d'une solution plus pertinente.
C'est justement pour cette raison que leur suivi est essentiel.
Mesurer pour pouvoir progresser
Mettre une action en place ne suffit pas. Encore faut-il vérifier son efficacité.
Nous suivons donc régulièrement l'avancement de nos engagements afin de comparer les objectifs fixés avec les résultats réellement obtenus.
Cette évaluation peut prendre différentes formes selon les sujets : indicateurs, retours des équipes, analyse des pratiques, suivi du matériel, bilan des actions engagées ou observations réalisées directement sur nos sites et nos productions.
Cette logique permet de distinguer ce qui fonctionne réellement de ce qui doit encore évoluer.
Elle permet également d'intégrer progressivement de nouveaux enjeux. Nos activités changent, nos clients évoluent, de nouveaux outils apparaissent et les attentes environnementales ou sociales se transforment. Une démarche responsable doit pouvoir évoluer avec eux.
Faire du terrain une source d'amélioration
Notre système de management ne fonctionne pas uniquement à partir de documents ou d'indicateurs.
Une grande partie de son efficacité repose sur les retours du terrain.
Les régisseurs, techniciens, équipes de production, responsables de sites et partenaires sont directement confrontés aux contraintes opérationnelles. Leurs observations permettent souvent d'identifier très concrètement ce qui pourrait être mieux préparé, mieux organisé ou utilisé différemment.
Une procédure peut sembler pertinente sur le papier et se révéler difficilement applicable en exploitation. À l'inverse, une pratique développée naturellement sur un site peut devenir une méthode intéressante à généraliser.
Cette circulation de l'information entre le terrain et le pilotage de l'entreprise est donc essentielle. Elle évite de construire une démarche déconnectée de nos métiers.
L'ISO 20121 comme cadre d'amélioration continue
Cette organisation s'inscrit aujourd'hui dans le cadre de la norme ISO 20121, consacrée au management responsable appliqué au secteur événementiel.
Pour Prodster, l'intérêt de cette démarche ne réside pas uniquement dans la certification. Elle apporte surtout une méthode permettant de structurer ce que nous faisions déjà sur certains sujets, d'en mesurer plus précisément les résultats et de faire évoluer nos pratiques dans le temps.
Audits, suivi des objectifs, revue des actions, analyse des enjeux et échanges avec nos parties prenantes constituent autant de points de contrôle.
L'objectif n'est pas de considérer qu'un niveau définitif a été atteint, mais de maintenir une logique d'amélioration continue.
Parce qu'une entreprise responsable n'est pas une entreprise qui affirme avoir terminé sa transformation. C'est une entreprise capable d'observer ses pratiques, d'en mesurer les effets et de les remettre régulièrement en question.
Une méthode au service de nos métiers
Cette structuration ne change pas la nature de Prodster.
Nous restons une entreprise de production et de prestations techniques audiovisuelles, confrontée quotidiennement aux réalités d'un planning, d'un lieu, d'un montage, d'une exploitation et d'un client.
La démarche responsable doit donc rester au service de cette réalité.
Elle nous permet simplement d'introduire davantage de méthode dans nos décisions : anticiper plutôt que corriger, mesurer plutôt que supposer et améliorer plutôt que reproduire systématiquement les mêmes habitudes.
C'est ainsi que nos engagements peuvent progressivement passer d'une vision d'entreprise à une manière concrète de travailler.