Une démarche responsable ne se mesure pas seulement aux actions engagées. Elle se mesure aussi aux résultats obtenus, aux objectifs qui restent à atteindre et à notre capacité à faire évoluer nos pratiques.
Dans nos précédents articles, nous avons expliqué pourquoi Prodster avait choisi de structurer sa démarche de développement durable et comment celle-ci s’intégrait progressivement dans notre fonctionnement.
Il reste une étape essentielle : mesurer et partager les résultats.
Dans le cadre de notre système de management responsable, nous suivons tout au long de l’année des indicateurs environnementaux, sociaux et économiques ainsi qu’un plan d’actions permettant de mesurer l’avancement de nos engagements.
Cette photographie, arrêtée au 9 septembre 2026, n’a pas vocation à présenter une démarche terminée. Elle permet au contraire de regarder avec transparence ce qui fonctionne, ce qui progresse et ce qui doit encore être amélioré.
58 actions suivies dans notre démarche
Notre plan d’actions compte actuellement 58 actions réparties entre nos trois grands enjeux de développement durable.
À la date de ce bilan, 32 actions sont clôturées et 26 restent en cours, soit environ 55 % du plan d’actions réalisé.
Le niveau d’avancement varie selon les sujets. Sur le volet environnemental, 8 actions sur 12 sont clôturées. Sur le volet social, 14 actions sur 23 ont été finalisées. Sur le volet économique et organisationnel, 10 actions sur 23 sont aujourd’hui clôturées.
Ces chiffres nous permettent surtout d’identifier les domaines sur lesquels concentrer nos efforts pour la suite.
Transport : faire évoluer nos pratiques et mieux mesurer leur impact
Le transport constitue l’un des principaux sujets environnementaux directement liés à notre activité. Déplacements des équipes, livraisons de matériel et rotations entre nos différents sites nécessitent une organisation quotidienne importante.
Plusieurs solutions ont donc été progressivement mises en place.
Pour les petites livraisons, notre suivi atteint 75 % de recours à des solutions de mobilité douce ou électrique à l’été 2026. L’utilisation quotidienne d’un deux-roues électrique fait désormais partie de notre organisation logistique.
Nous travaillons également sur la mutualisation des transports. À l’été 2026, 10 % des livraisons suivies ont été optimisées par regroupement ou mutualisation, pour un objectif annuel fixé à 15 %.
L’objectif n’est donc pas encore atteint.
C’est précisément l’un des enseignements de notre suivi : diminuer l’impact de nos transports suppose non seulement de changer les véhicules utilisés, mais surtout de mieux organiser les demandes pour éviter les courses supplémentaires.
C’est dans cette logique que nous avons développé en 2026 une application Transport intégrée à Odoo. Elle centralise progressivement les demandes et doit nous permettre de disposer de données plus fiables sur le nombre de courses, leur organisation et les transports supplémentaires.
Notre prochaine étape sera de transformer ces données opérationnelles en indicateurs environnementaux plus précis.
Prolonger la durée de vie de notre matériel
Dans un métier fortement dépendant des équipements audiovisuels, notre responsabilité passe également par la manière dont nous achetons, entretenons et renouvelons notre matériel.
Nous privilégions autant que possible la maintenance avant le remplacement.
Un espace de maintenance dédié a ainsi été installé dans notre stock, permettant à nos équipes de réaliser davantage d'opérations en interne, d'accélérer la remise en service des équipements et de mieux anticiper certaines pannes.
En parallèle, l'inventaire et le suivi des maintenances sont progressivement intégrés dans Odoo. Ce chantier n'est pas encore terminé et constitue l'une de nos priorités pour la suite de l'année.
Nous travaillons également sur la seconde vie des équipements devenus inadaptés à nos besoins, par la revente ou le don lorsque cela est possible.
Cette démarche reste perfectible : identifier un équipement disponible pour une seconde vie ne signifie pas nécessairement qu'il trouvera immédiatement un nouvel utilisateur. C'est donc un sujet sur lequel nous devons encore progresser.
Réduire les consommations sans compromettre l'exploitation
La sobriété énergétique doit rester compatible avec une contrainte essentielle de notre métier : la fiabilité d'une prestation audiovisuelle.
Plusieurs mesures simples ont été déployées dans nos bureaux, notamment l'extinction des équipements inutilisés et la mise en veille automatique des postes administratifs.
Cette dernière n'est volontairement pas appliquée aux ordinateurs utilisés en exploitation sur les sites, où une mise en veille intempestive pourrait provoquer une interruption de service.
À l'été 2026, 90 % de notre parc d'éclairage suivi utilise la technologie LED, pour un objectif fixé à 95 %.
Nous avons également développé certaines configurations audiovisuelles autonomes sur batterie. Selon les équipements, certaines peuvent atteindre environ 20 heures d'autonomie, permettant de limiter dans certaines situations le recours aux alimentations et au câblage sur site.
Ici encore, l'étape suivante consistera à mieux mesurer les consommations réellement évitées afin de passer d'une amélioration technique à une mesure environnementale plus précise.
Dialogue interne : des échanges plus réguliers
Le volet social de notre démarche repose notamment sur la circulation de l'information et la capacité des équipes à faire remonter leurs besoins et leurs retours d'expérience.
À l'été 2026, 8 réunions de régisseurs avaient été organisées, pour un objectif annuel de 10.
Six newsletters internes avaient également été diffusées sur un objectif annuel de neuf, auxquelles s'ajoutent les réunions de direction, les réunions de communication et les échanges organisés avec les équipes.
Un séminaire d'entreprise a également été organisé en janvier 2026. Il a notamment permis de partager les orientations de l'année, de présenter certains résultats de Prodster et de poursuivre la sensibilisation des collaborateurs à notre démarche responsable.
Ces temps collectifs sont utiles, mais notre suivi montre également qu'ils doivent être mieux documentés. Comptes rendus, décisions et retours d'expérience constituent désormais une partie importante de notre travail d'amélioration.
Sécurité : maintenir un objectif de prévention
À l'été 2026, aucun accident du travail n'avait été enregistré, conformément à notre objectif annuel de zéro accident.
Ce résultat ne doit évidemment jamais être considéré comme acquis.
La prévention repose sur un travail permanent : mise à jour des documents d'évaluation des risques, contrôle des équipements de sécurité, amélioration des procédures, remontée des incidents et adaptation des consignes aux différents lieux dans lesquels nos équipes interviennent.
Notre studio et notre nouvel espace de stockage ont notamment fait l'objet d'actions spécifiques de mise en conformité et de prévention.
L'objectif reste simple : identifier les risques avant qu'ils ne deviennent des incidents.
Achats responsables : structurer progressivement notre chaîne de fournisseurs
Notre politique d'achats responsables est désormais formalisée.
Elle doit nous permettre d'intégrer progressivement des critères environnementaux, sociaux et économiques dans nos décisions d'achat et dans l'évaluation de certains prestataires et fournisseurs.
À l'été 2026, notre suivi identifie 30 % de fournisseurs disposant d'une démarche ou d'actions engagées en matière de développement durable, pour un objectif fixé à 40 %.
Nous n'avons donc pas encore atteint notre cible.
Notre travail consiste maintenant à fiabiliser cette évaluation, à poursuivre le dialogue avec nos fournisseurs et à intégrer davantage ces critères dans leur référencement et leur réévaluation.
La formation reste un point de progression
Partager nos résultats signifie également reconnaître les objectifs qui ne sont pas encore atteints.
La formation en est un exemple.
Notre plan de formation est désormais formalisé et les besoins commencent à être recensés lors des entretiens et des échanges internes. En revanche, à la date du bilan intermédiaire 2026, l'objectif annuel de deux formations n'était pas encore atteint.
La montée en compétences et la polyvalence des collaborateurs restent donc une priorité pour la suite de l'année.
Cette situation illustre précisément l'intérêt d'un système de management : constater un écart suffisamment tôt pour pouvoir agir, plutôt que simplement dresser un bilan à la fin de l'année.
Mesurer davantage pour progresser davantage
Ce premier bilan fait apparaître une évolution importante de notre démarche.
Nous sommes progressivement passés d'actions principalement qualitatives à une logique dans laquelle nous cherchons à définir un objectif, mesurer un résultat, analyser l'écart puis décider de la suite.
Tout n'est pas encore mesurable avec la précision que nous souhaitons.
Nous savons par exemple qu'une livraison mutualisée évite un déplacement supplémentaire. Nous savons qu'entretenir un équipement plutôt que le remplacer prolonge sa durée de vie. Nous savons qu'un matériel fonctionnant sur batterie peut simplifier certaines installations.
Mais nous souhaitons désormais aller plus loin dans la mesure de leurs impacts réels.
C'est l'un des principaux chantiers qui accompagnera la poursuite de notre démarche.
Une démarche qui doit rester évolutive
Ces résultats ne constituent donc pas un aboutissement.
Ils représentent un état des lieux à un instant donné, avec des objectifs atteints, d'autres encore en cours et plusieurs méthodes de mesure qui doivent continuer à progresser.
Cette logique est au cœur de notre démarche : ne pas présenter la responsabilité comme un résultat acquis, mais comme un processus d'amélioration continue.
Mesurer ce que nous faisons, rendre compte de ce qui fonctionne, identifier ce qui fonctionne moins bien et transformer ces constats en nouvelles actions.
C'est ainsi que nous souhaitons continuer à faire évoluer notre manière de travailler.